Je pense que la photographie est un médium qui ne manque pas de magie. Après un quart de siècle de pratique je suis encore comme un enfant s’extasiant devant des ombres chinoises qui dansent. Avec mon appareil photographique, je me trouve souvent devant des situations spontanées du quotidien qui semblent être mise en scène spécialement pour le photographe qui se trouverait là.
Aujourd’hui Tunis change à vu d’œil, ceux qui l’habitent ainsi que son urbanisme sont à la fois dans une modernité nécessaire et dans des traditions maintenues avec poigne. La photographie dans ce genre de cisaillement est un outil de première importance. L’ambition de chaque photographe n’est-elle pas dans le désir de voir ses photographies reprises plus tard comme miroir d’une époque révolue ? Ce serait ce que j’aimerais que l’on (re)garde de mon modeste travail.

Hamideddine Bouali | 24 novembre 2009